50 × 150 cm
Elle s'en va, et c'est tout le tableau. De dos, des lanières croisées dans le dos, une longue sangle noire qui traîne jusqu'au sol. J'ai tout passé au gris, du fond au reflet par terre ; il ne reste de couleur que sous les talons.
Le sujet : une silhouette qui s'éloigne
Avec Louboutin 2024, j'ai peint une femme de dos, en marche, qui quitte le tableau. Cadrage panoramique vertical, la silhouette entière des cheveux relevés jusqu'aux talons. Des lanières croisées barrent le dos nu, un string, et dans la main droite une longue sangle noire qui traîne jusqu'au sol en se tordant. Le fond est un gris de studio qui s'éclaircit vers le bas, et le sol renvoie le reflet des jambes. Comme en 2015, un seul rouge dans toute l'image : les semelles.
Le procédé : grisaille et contre-jour
Sur Louboutin 2024, ma signature picturale sert le contre-jour. De loin, on lit une silhouette sombre découpée sur le gris, la lumière posée en liseré sur l'épaule, la hanche et le mollet ; en s'approchant, on découvre les traits de construction autour des jambes, les boucles des cheveux posées mèche à mèche, le reflet au sol laissé à l'état de frottis. Je laisse délibérément ces traces. L'œil bascule entre la netteté de la silhouette et le trait qui la porte : parfait de loin, lisible de près. Chaque liseré, chaque torsion de la sangle vient de moi, posé à la main au stylet.
Format & finition
L'œuvre est imprimée sur Dibond mat haute définition au format panoramique vertical 50 × 150 cm, un grand format qui déroule la silhouette à taille presque réelle. La finition mate absolue garde la douceur du gris et le rouge des semelles sans aucun reflet parasite. La caisse américaine en bois noir fait flotter l'image, indispensable sur un grand format.
Si la série Louboutin vous parle, explorez sa timeline 2015–2025 dans ma collection Glamour : Louboutin 2015 pour la même grisaille à un seul rouge, Louboutin 2025 pour la série couchée, ou Louboutin 2018 pour le jeu du dévoilement.









